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science et savants : pas assez grand
Posté par Anonyme le 28/3/2009 12:13:15 (14219 lectures) Articles du même auteur



Pas assez grand



Il est des expressions qui courent sur toutes les langues mais qui prêtent à confusion. Voici un extrait du livre de Shaykh Bâzmûl « ’Ibârât Mûhimah » qui se veut une réfutation de certaines de ces expressions.

Parmi ces expressions : La parole de certains : « Ce Shaykh  ne fait pas partie des grands savants (al-’ulamâ al-kibâr) »

Cette parole est un refrain que certains répètent lorsqu’ils veulent rejeter les propos d’un Shaykh, ou qu’ils souhaitent en détourner les  gens afin qu’ils ne  l’écoutent plus, et ne le prennent en considération. Particulièrement lorsqu’il enjoint le bien et interdit le mal, met en garde contre les innovations et prévient d’une erreur. Ceci fait partie des faussetés insufflées par Satan, afin d’empêcher les gens d’écouter la vérité ou de l’accepter. Cette parole est rejetée, pour plusieurs raisons :

- Parmi ces raisons : le principe de base est que les propos ne sont pas rejetés en fonction des personnes qui les disent, mais on les accepte ou les rejette selon leur conformité ou opposition à la vérité. Ainsi, si ce propos est en accord avec la vérité, nous l’acceptons, mais s’il va à l’encontre de la vérité, nous le rejetons.  Quant au fait de rejeter les propos d’une personne sous seul prétexte qu’elle ne fait pas partie des grands savants (al-‘ulamâ al-kibâr), alors non ! Car ceci contredit le principe de base, qui  est : une parole n’est pas forcément vérité pour simple raison qu’elle provient d’une certaine personne.

- Parmi ces raisons : le fait que celui qui s’exprime fasse partie des grands savants ne signifie pas que tous ses propos soient justes. De même, le fait qu’il fasse partie des personnes de science (Mashâ’ikh) n’ayant pas atteint le rang des grands savants ne signifie pas que tous ses propos soient faux. Comme il est parvenu d’après l’imam Mâlik : « Quiconque d’entre nous peut voir ses propos acceptés ou rejetés hormis l’occupant de cette tombe [voulant désigner le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)] ». Il s’agit donc de revenir à la preuve (dalîl) de celui qui parle, et d’observer son degré de conformité ou de contradiction avec la vérité.

- Parmi  ces raisons : cette parole pousse les gens à ignorer ces savants et à manquer à leurs droits s’ils ne sont pas connus chez eux, qu’ils ne leur accordent pas d’intérêt, ou qu’ils n’ont pas de renommée.

- Parmi ces raisons : cette parole comporte un manque de bienséance envers les droits des savants. Or, il est de rigueur de préserver leurs droits ainsi que de  considérer ce qu’il paraît d’eux selon Le Livre, la Sunna et ce sur quoi étaient les pieux prédécesseurs.

- Parmi ces raisons : cette parole est devenue un des principaux outils par lesquels les adeptes de l’innovation rejettent les propos des savants de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâah. Effectivement, ils rejettent la parole de tout savant qui avertit d’une innovation dans laquelle ils tombent ou d’une erreur qu’ils commettent. Ils mettent en garde contre lui sous prétexte qu’il ne fait pas partie des grands savants. Or, il faut aller à l’encontre des adeptes de l’innovation et prendre garde aux voies qu’ils empruntent afin de combattre la vérité et ses adeptes.

- Parmi ces raisons : le sens de cette parole est que nul n’a le droit de condamner les erreurs dans lesquelles ceux que l’on nomme prédicateurs tombent – que ce soient des individus ou des groupes - hormis ceux qui sont considérés chez eux comme étant des grands savants. Cela est une erreur.  Effectivement, ceci s’oppose à la globalité de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Celui d’entre vous qui voit une chose répréhensible, qu’il la change par la main. S’il ne le peut pas, par l’exhortation. Et s’il ne peut pas, qu'il la réprime en son for intérieur, et cela est le degré le plus faible de la foi. »

- Parmi ces raisons : Allah a ordonné de revenir aux savants du Livre (Coran) et de la Sunna - les gens du rappel - et Il n’a pas posé comme condition qu’ils fassent partie de ceux qui ont une renommée, ou des grands savants. Allah dit (sens du verset) :  « Nous n'avons envoyé, avant toi, que des hommes auxquels Nous avons fait des révélations. Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas.  (Nous les avons envoyés) avec des preuves évidentes et des livres saints. Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu'on a fait descendre pour eux et afin qu'ils réfléchissent. » (An-Nahl, v43-44)

- Parmi ces raisons : est que lorsque le savant cite une innovation ou une erreur dans laquelle tombe telle ou telle personne, il ne fait qu’informer de sa situation. Or, les informations d’une personne digne de confiance sont acceptées, hors contrevenant similaire, et il n’est pas posé comme condition pour cela que la personne fasse partie des savants de renommée, ou des grands savants, vu que ceci n’a pas été cité comme faisant partie des conditions d’acceptation des informations par les savants à suivre. Ainsi, tenir ces propos contredit ce qu’ont établi les gens de science.

- Parmi ces raisons : est que la réalité de la position de la personne affirmant cette parole prouve qu’elle ne veut qu’imposer son innovation et délaisser sa condamnation. Car même si l’on venait avec les propos des grands savants concernant la réfutation de cette innovation, de ces propos vains, ou  l’éclaircissement de l’erreur d’untel ou untel, celle-ci les rejetterait mais en tenant d’autres termes, en disant par exemple :

- Mon frère ! Ce Shaykh est influencé par son entourage.

- Mon frère ! N’épiez pas les convictions des gens ni leurs erreurs.

- Mon frère ! Faire tomber les grands n’est pas une mince affaire.

- Je ne suis pas obligé de suivre les propos de ce Shaykh, ou d’autres expressions de ce genre.

La conséquence de cela est : que le faux perdure, ainsi que le fait d’appeler à cette personne et son innovation en laissant libre champs à ceux qui prêchent le vain et la possibilité de briller au nom de la Sunna et des gens de la Sunna, et celle de leurrer la communauté. De ce fait, les gens de la vérité ne seront plus reconnus, alors la vérité qu’ils possèdent ne leur sera pas demandée. Ainsi, les gens méconnaîtront la Sunna, le bien deviendra mal et le mal convenable. Il n’y a de force ni de puissance que par Allah, nous sommes à Allah et c’est à Lui que nous retournerons.

Source : ’Ibârât Mûhimah de  Shaykh Bâzmûl , p.54 à 56.

Traduit par Abû Bilâl



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