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la divergence

Publié par Anonymous le 17/03/2008 15:20:46 (15914 lectures) Articles du même auteur


La divergence

Shaykh Muqbil Ibn Hâdî Al-Wâdi’î


Louange à Allah Seul, et que les éloges et la salut d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, Unique et sans associé, et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et messager.

Ceci dit : Ces derniers temps, les divergences se sont multipliées entre les étudiants en science de Ahl As-Sunnah, qu’Allah leur accorde tout bien et éloigne d’eux toute chose mauvaise et détestable. Ils ont divergé sur des questions sur lesquelles la divergence ne doit pas être la cause de débat, de dispute, puis de division. […] Et la divergence est un mal, comme l’a dit ‘Abd Allah Ibn Mas’ûd lorsque ‘Uthmân a accompli quatre raka’ât en tant qu’imam à Minâ [pendant le pèlerinage]. ‘Abd Allah dit alors : « Nous sommes à Allah et à Lui nous revenons. J’ai accompli avec le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) à Minâ deux raka’ât ; j’ai accompli avec Abû Bakr à Minâ deux raka’ât ; j’ai accompli avec ‘Umar à Minâ deux raka’ât. Si seulement, en lieu et place de ces quatre raka’ât, j’avais accompli deux raka’ât acceptées. » (Al-Bukhârî) et Abû Dâwud ajouta – comme cela est mentionné dans Fath Al-Bârî – on dit à ‘Abd Allah : « Tu as blâmé ‘Uthmân, puis tu as accompli tout de même quatre raka’ât ? » Il répondit : « La divergence est un mal. »

Le Seigneur Tout Puissant dit : « Ne vous disputez pas, sinon vous échouerez et perdrez votre force. » Et dans As-Sahîh (Al-Bukhârî) d’après Jundub, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Récitez le Coran tant que vos cœurs sont unis sur celui-ci, et lorsque vous divergez, éloignez-vous en. » Dans Al-Musnad de l’imam Ahmad on rapporte un récit dont le sens est le suivant. D’après ‘Abd Allah Ibn ‘Amr Ibn Al-‘Âs, un groupe de compagnons s’assit devant les appartements du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam), et ils commencèrent à se disputer : untel donne un verset pour argument, untel en donne au autre. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)  sortit en colère en dit : « Ce n’est pas pour cela que vous avez été suscités, n’opposez pas [les parties] du Coran les unes aux autres. Pourquoi n’êtes vous pas comme ces deux hommes ? » C’est-à-dire ‘Abd Allah Ibn ‘Amr et un de ses compagnons qui s’étaient assis loin du groupe.

Dans As-Sahîh, d’après Abû Hurayrah, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Contentez-vous de ce que je vous ai apporté, car ce qui a fait périr ceux d’avant vous sont leurs nombreuses questions et leur divergence avec leurs prophètes. »

Dans Sahîh Al-Bukhârî, on rapporte que Ibn Mas’ûd entendit un homme réciter un verset différemment de qu’il entendit du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). Il dit : « Je le pris donc par la main et l’emmenai au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)  qui dit : « Vous avez tous les deux agi en bien, alors lisez [chacun de votre manière], car ceux d’avant vous ont divergé et ont péri. »

Quant au hadith : « La divergence dans ma communauté est une miséricorde. » c’est un hadith faux, aussi bien dans le texte que dans la chaîne de transmission. Son sens est rejeté par les preuves qui ont précédé et par la Parole d’Allah : « Ils ne cessent de diverger sauf ceux à qui ton Seigneur a fait miséricorde. » Donc on peut comprendre de ce noble verset que ceux qui divergent ne sont pas de ceux à qui Allah a fait miséricorde. Et Allah est plus savant.

Ô Ahl As-Sunnah ! Je ne prendrai pas comme argument contre vous la Parole d’Allah : « Ceux qui fractionnent leur religion et se divisent en sectes, tu n’as pas à répondre d’eux. » Car, par la louange d’Allah, vous n’avez pas fractionné votre religion, mais vous avez uniquement divergé sur quelques questions, et ce alors que nos pieux prédécesseurs ont divergé sur des questions plus grandes encore, mais cela ne les a pas conduit s’éloigner ou à rompre les liens. Celui qui lit Al-Muhallâ de Muhammad Ibn Hazm – qu’Allah lui fasse miséricorde, le Livre des divergences entre les savants de Muhammad Ibn Nasr Al-Marûzî – qu’Allah lui fasse miséricorde, Al-Awsat fî As-Sunan, Al-Ijmâ’ wal-Ikhilâf de Ibn Al-Mundhir – qu’Allah lui fasse miséricorde, Fath Al-Bârî, ou Tafsîr Ibn Kathîr, constatera que nos pieux prédécesseurs – qu’Allah leur fasse miséricorde – ont divergé sur de nombreuses questions touchant aux adorations et aux attitudes, mais cela n’a pas amené les savants à s’écarter les uns des autres. Quant à leurs adeptes, cela leur est arrivé en raison de l’ignorance et du suivi aveugle.

Nous ne demandons pas aux adeptes de la Sunna de notre époque de ne pas diverger sur l’authenticité ou la faiblesse d’un hadith, ou sur la compréhension des preuves, car c’est un point sur lequel les pieux prédécesseurs ont divergé, comme cela est connu dans leurs biographies. Même les anges ont divergé ; Allah dit : « Dis : « Ceci (le Coran) est une grande nouvelle, mais vous vous en détournez. Je ne connaissais rien de l’assemblée élevée [les anges] quand ils se disputaient. » De même, Sulaymân fut d’un avis contraire à son père Dâwûd ; Allah dit : « Et Dâwûd et Sulaymân, quand ils eurent à juger au sujet d’un champ cultivé, où des moutons appartenant à une peuplade étaient allés paître, la nuit. Nous étions témoin de leur jugement. Nous avons fait comprendre ce jugement à Sulaymân. Et à chacun d’entre eux, Nous avons donné la faculté de juger et le savoir. »

Dans les deux Sahîh, on rapporte d’après Abû Hurayrah que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Deux femmes avaient chacune leur enfant, et le loup vint prendre l’enfant de l’une des deux. L’une dit l’autre : « Il a pris ton enfant. » et l’autre répondit : « Non, c’est ton enfant qu’il a pris. » Elles se rendirent donc chez Dâwûd pour qu’il juge entre elles, et il accorda l’enfant à la plus âgée [des deux femmes]. Elles se rendirent ensuite chez Sulaymân Ibn Dâwûd et l’en informèrent. Il dit : « Apportez-moi un couteau afin que je le partage entre vous deux. » La plus jeune [des deux femmes] dit alors : « Non, ne fais pas cela – qu’Allah te fasse miséricorde – c’est son enfant. » Sualymân accorda alors l’enfant à la plus jeune. » Abû Hurayrah dit : « Par Allah, je n’ai entendu le terme « Sikkîn » (couteau) que ce jour-ci, nous utilisions plutôt le terme « Mudyah ». »

C’est là le conseil que je pouvais adresser à mes frères en Allah, parmi Ahl As-Sunnah. Et je demande à Allah qu’Il leur accorde secours et réussite. Que les éloges et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sa famille et ses compagnons.


Source : Al-Bishârah, p.5-9

Traduit en publié par les Salafis de l’Est

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